EAN13
9782251006536
ISBN
978-2-251-00653-6
Éditeur
Belles Lettres
Date de publication
Collection
COLLECTION DES
Nombre de pages
474
Dimensions
19,2 x 12,5 x 2,4 cm
Poids
462 g
Langue
français
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La Dioptre

Belles Lettres

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La Dioptre d’Héron d’Alexandrie est un traité tout à fait étonnant et original en ce sens qu’il mêle étroitement la théorie mathématique et des applications techniques diverses. On y apprend tout aussi bien, par exemple, à calculer la surface d’un triangle quelconque dont on ne connaît que les côtés, qu’à prendre les niveaux nécessaires pour l’établissement d’une conduite d’eau, ou à adapter des regards sur le parcours d’un aqueduc souterrain, dont un autre chapitre célèbre enseigne à calculer le tracé. La dioptre, dont la construction est minutieusement décrite par Héron au début du livre, a de multiples utilisations dont s’enorgueillit l’auteur, au point que cet instrument pourrait être considéré comme symbolique des travaux héroniens comme la groma l’est de ceux des arpenteurs romains. Dans le traité se réunissent les deux personnages qui coexistent en Héron d’Alexandrie, le géomètre euclidien auteur des Metrica et l’ingénieur, particulièrement connu comme constructeur d’automates. Le texte, soigneusement édité et traduit selon des critères appropriés, est équipé d’un important appareil d’analyses et de commentaires visant à le resituer dans le contexte de la science et de la technique antiques dont il est un des fleurons remarquables.
De l’auteur il est vain d’espérer mettre en place une biographie même sommaire ; l’ignorance des savants, sur ce point, est totale et les a conduits à faire errer le personnage sur plusieurs siècles, entre le IIe s. av. J.-C. et le IIe apr. J.-C. Un certain nombre d’indices poussent à le situer plutôt dans la seconde moitié du Ier siècle apr. J.-C., ce qui est l’opinion prédominante aujourd’hui. Ce Grec d’Égypte, dans une Alexandrie où vit encore le souvenir du prestigieux centre intellectuel des Ptolémées, assure dignement l’héritage par la manière dont ses travaux témoignent encore, dans un monde élargi aux dimensions de l’Empire romain, du goût pour l’universalisme scientifique qui avait si nettement caractérisé la Bibliothèque et le Musée.
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